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Les supports dynamiques

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Grâce à une motorisation (silencieuse), leurs propriétés vont varier dans le temps.

On distingue deux grands principes :
les supports à air continu, dont chaque élément se gonfle ou se dégonfle en fonction des mouvements du patient afin d'éviter les surpressions.
Les support à air alterné, qui exercent une décharge régulière et alternée de chaque zone du corps en contact avec le support. Le moteur gonfle et dégonfle alternativement ses différents éléments. Ainsi, les zones en pression varient continûment.
   
 
Support à air continu
Support à air alterné
   
Les supports à air alterné
 
Le moteur des supports à air alterné gonfle et dégonfle alternativement ses différents éléments. Ainsi, les zones en pression varient continûment .
   
Les supports à air continu
 
Chaque élément de ces supports se gonfle ou se dégonfle en fonction des mouvements du patient afin d'éviter les surpressions.

Ainsi, un élément qui voit sa pression monter va se dégonfler, mais pas ses voisins. La pression baisse au point de surpression, une partie étant reportée sur les éléments voisins.

En se dégonflant, l'élément en surpression va permettre un enfoncement du corps dans le support, augmentant la surface de contact patient-support, ce qui diminue aussi la pression.
   
Intérêt et limite
 
Les deux technologies ont démontré leur grande efficacité à la fois dans la prévention et le traitement de l'escarre.

Il n'existe par contre pas de preuve déterminante pour départager les deux technologies en terme d'efficacité.

La seule limite à leur utilisation extensive, notamment en prévention, est financière, ces supports étant plus coûteux que les supports en mousse.
   
   
   
Questions - Réponses
   
Quel type de matelas doit-on conseiller pour un malade grabataire neurologique, ayant des escarres constituées et qui doit rentrer à son domicile ?
 
Il est clair qu'un tel malade nécessite ce que l'on peut trouver de mieux comme support. La réponse n'est néanmoins pas simple car les supports de haut niveau technologique (supports dynamiques : lits à air alterné ou continu) ne sont pour l'instant pas remboursés par l'Assurance Maladie. Un matelas mousse sera remboursé mais semble insuffisant pour ce malade. Un support intermédiaire pris en charge est probablement la gamme des sur-matelas à air.
   
Je suis ergothérapeute et travaille actuellement sur les matelas anti-escarre en vue d'achat. Mais j'ai un problème pour comprendre les différents termes utilisés pour les matelas à air. Je pense que les termes changent en fonction des fabricants ; de ce fait, je ne sais pas si je parle de produits similaires ou pas. Quelles sont les caractéristiques d'un matelas alternating, d'un matelas à air pulsé ?
 
Les matelas alternating sont aussi appelés à air alterné, quant à ceux à air pulsé, ils sont aussi dénommés à air continu. L'introduction de capteurs de pression permet par ailleurs de moduler ces modes d'action localement ou globalement en fonction des pressions mesurées.
   
Dans le cadre des cliniques privées (à but lucratif), concernant les escarres stades 4 très graves (20*20 cm, surinfectées, chez un patient de 75 ans, souffrant de la maladie d'Alzheimer, grabataire depuis une chute puis PTH) et la prise en charge des moyens de préventions : il n'y a que des matelas à eau, et rien sur le fauteuil !? Y a-t-il une solution de location de lit à fuite d'air ou autre système adapté (pour le fauteuil) qui soit totalement pris en charge ? Sinon ce patient ne guérira jamais.
 
Bien entendu, il existe des solutions techniques au cas que vous décrivez (matelas dynamiques et coussins à haute performance), mais il n'existe aujourd'hui aucun support thérapeutique dynamique à air qui soit remboursé par la sécurité sociale.
   
Doit-on continuer les changements de position sur les supports à air pulsé ? Est-ce indispensable ? Faut-il changer les positions du patient lorsque celui-ci est sur un matelas alternating et en phase terminale ?
 
L'utilisation d'un matelas à air pulsé est d'une grande aide dans la prévention de l'escarre. On constate souvent qu'il peut dispenser des changements de position des patients. Néanmoins, cette constatation n'est pas une loi universelle et il convient de vérifier qu'un patient bénéficiant d'un tel support supporte l'arrêt des changements de position sans danger. On vérifiera donc au moins à l'arrêt des changements de position, ou lors de toute aggravation de son état général, que les zones à risque ne présentent pas de signes de pression excessive (rougeur notamment). Dans le cas des surmatelas à air pulsé, il est généralement nécessaire de continuer les changements de position.
   
Sur un support dynamique que conseillez-vous comme critères de choix ? Est-ce-que la qualité des cellules est importante (nylon ou polyuréthane par exemple) ?
 
Les principaux critères de choix que l'on peut prendre en compte pour choisir un matelas dynamique sont :
- Surmatelas ou Matelas
- Régulation automatique des pressions ou non
- Régulation des pressions en fonction du poids et de la position du patient dans le lit ou non
- Matelas Multizones ou non (gestion des pressions différentes suivant la partie du corps: tête, buste ou talons)
- Qualité de la housse par rapport à la macération / les frictions / le cisaillement
- Facilité de désinfection et nettoyage de la housse et du reste du matelas
- Association d'un coussin de siège ou non
- Possibilité d'un plan dur pour les soins du patient ou non
- Accès à un mode de réanimation cardiaque : le matelas se " dégonfle " très vite pour offrir un appui rigide pour un éventuel massage cardiaque.
   
Comment procéder lorsqu'un patient est sur un matelas à air dynamique pour le "sevrer" sans qu'il ne déclare à nouveau des escarres ?
 
A notre connaissance il n'y a pas de sevrage sur un support dynamique comme il en existe pour le lit fluidisé qui met la personne soignée en "apesanteur". Pour éviter la nouvelle constitution d'escarres, il faut faire une analyse rigoureuse des risques que présente le patient et mettre en place les actions de prévention adéquates ; cela relève plutôt des connaissances et de la formation du personnel soignant.
   
Sur un support à air dynamique, lorsque le patient est en position assise au lit, que vaut-il mieux : augmenter la pression dans les cellules afin d'avoir plus d'air au niveau du sacrum ou bien changer de mode et le positionner en statique ?
 
Sur certains équipements, la régulation des pressions est automatique quelque soit la position du patient dans le lit, position assise comprise.
En l'absence d'une telle régulation, on peut conseiller d'augmenter la pression pour éviter un écrasement trop important du support au niveau du sacrum, mais il n'est pas aisé de doser cette augmentation et d'en évaluer l'efficacité.
   
Une patiente hospitalisée, alitée, présentant une escarre talonnière remontant jusqu'au tendon d'Achille et petit à petit vers le mollet... Essai de la medaboot d'ABC non concluant (talon d'Achille en contact avec le support), essai de mise en décharge avec mousse molle non concluant non plus. Que faire d'autre ?
 
Il est en effet urgent d'intervenir... il faut absolument mettre cette patiente en décharge totale au niveau de cette escarre, à l'aide d'un support dynamique associé à des changements de position (certains positionnements soulagent entièrement les talons).
Ne pas oublier le traitement local qui, bien adapté après évaluation de la plaie et de la patiente, devrait pouvoir limiter l'extension de l'escarre.
Les facteurs liés à la pathologie initiale, l'état de santé actuel (dénutrition, état neurologique etc...) devront aussi être pris en compte.
   
Infirmière Libérale, j'aimerais savoir quel est l'indice d'efficacité d'un matelas à méthode alternative par rapport à un matelas à plots ?
J'ai actuellement des patients en fin de vie, lourds (80 à 100 kg), complètement paralysés, avec des escarres talonnières et sacrées déjà constituées avant le retour au domicile.
Le pharmacien soutient au médecin que les matelas alternatifs sont dépassés et que leurs indice d'efficacité est le même que les matelas à plots.
Mon expérience dans ce cas précis de patients ne bougeant pas du tout dans le lit, tendrait à penser le contraire...
Avez vous des écrits sur des tests à ce sujet ?
Auteur : infirmière libérale
 
Pour des patients avec des escarres constituées, au sacrum ou talon, et alités (personnes à risque dans la plupart des cas), il faut des matelas à air alterné ou continu, en aucun cas des matelas à plots qui sont des matelas mousse de prévention seule. Vous en trouverez confirmation sur ce site et dans les textes de la conférence de consensus de l'ANAES.