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Le cas du patient âgé

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Le patient âgé conjugue souvent plusieurs pathologies à risque d'escarre et est fréquemment maigre et dénutri.

Il est aussi souvent moins conscient, moins collaboratif, moins motivé par la lutte contre la maladie.
   
Et vieillissement général de tous les organes
 
Le vieillissement normal et non pathologique de tous les organes implique qu'avec l'âge, les vaisseaux sont moins résistants à la pression, la peau est moins souple et plus fine, la sensibilité est émoussée, la mobilité est globalement diminuée ...

Ainsi, si un patient jeune bouge dans son sommeil toutes les 20 minutes (avec soulagement de la pression perçue par les terminaisons nerveuses), un patient âgé, du fait de sa perte de sensibilité et de mobilité, peut couramment bouger seulement toutes les 2 heures.

Enfin, une maladie évolutive (diabète, hypertension...) aura d'autant plus endommagé le système vasculaire que le patient est âgé.
   
Mais l'escarre n'est pas une fatalité
 
Si les risques sont plus grands, les technologies et les connaissances actuelles permettent de mieux combattre l'escarre, qui ne doit pas être vécue comme une fatalité de l'âge, mais bien comme un échec thérapeutique.
   
 
   
   
   
Questions - Réponses
   
Actuellement infirmière dans une équipe mobile de soutien Douleur et Soins palliatifs, je suis amenée à voir des escarres pour des patients en phase terminale. Ce sont des escarres au stade IV, étendues sur de larges surfaces et sur différents points d'appuis. Lorsque ces patients "entrent" dans l'équipe mobile, les dégâts sont déjà faits... Mon questionnement porte alors sur cette notion de palliatif face à ces plaies douloureuses et évolutives (dénutrition, déshydratation, immobilité, très mauvais état général...). Actuellement, cela repose uniquement sur de la gestion de symptômes (douleur, odeurs..). Qu'en penser ?
Auteur : infirmière
 
Dans le cadre de soins palliatifs, l'objectif n'est plus la cicatrisation. Celle-ci demande en effet, sur une escarre de stade III ou IV, des soins locaux lourds et une amélioration de l'état général souvent impossible. Les problématiques de positionnement et de mobilisation, par exemple, peuvent être totalement insolubles pour ces patients.

Par contre, la prise en charge doit permettre le soulagement des symptômes (principalement odeur et douleur).

Parfois, les objectifs du patient peuvent être de cicatriser, pour des raisons qui lui sont propres (besoin de se fixer un objectif thérapeutique réalisable, image de soit dans ses derniers moments…). Dans ce cas, on peut être amené à avoir la cicatrisation pour objectif, mais à la demande du patient.